Au départ, un des objectifs prioritaires était d'aboutir à un Plan de Prévention des Risques. " Or, nous avons constaté à l'avancement de nos travaux que ce processus négligeait l'engagement des acteurs locaux les plus concernés. Les élus étaient réputés ne pas pouvoir faire face à la pression de citoyens avides de valoriser leurs terres inondables. Chez les élus, il y avait un manque de confiance dans les études techniques et les experts en général ", explique Gilles Brière, Chargé de mission Eau et Rivières au Parc naturel Régional du Luberon.
Pour les scientifiques et techniciens de ce Parc, et les autres acteurs concernés, il fallait donc imaginer un processus de validation visant à rétablir le dialogue, à dissiper la fâcheuse impression de diktat technocratique souvent évoqué dans ce genre de mission. " En collaboration avec les citoyens, mais surtout les élus, nous avons mis au point une investigation très technique, très pointue. Pour étudier les risques d'inondation, nous sommes descendus à l'échelle de la maison, ce qui n'est pas courant dans une étude réalisée sur un bassin de 1000 km2… " Cette remise en question des études traditionnelles menées sur le sujet, cette expertise complexe, alimentée sur la base des questions et interrogations de tous, ont permis aux élus de devenir de véritables partenaires. Un climat de grande confiance s'est établi. Ainsi, à l'issue du processus, vingt Communes, sur les vingt et unes associées à la validation, ont approuvé la cartographie réalisée et exprimé leur accord à la transmission des documents aux services de l'Etat. " Ces conclusions plaident pour que la prise en compte des risques d'inondation intègre une dose de réelle concertation, et non pas seulement sous forme de réunions visant à bénir les résultats d'études complètement étrangères aux acteurs locaux ! ".
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