UN SOLEIL PARTENAIRE
 Four solaire d’Odeillo. (photo Ludovic Develay/Klivade)
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La nature a décidément été généreuse avec ce territoire
d’altitude. Il bénéficie d’un des meilleurs gisements
solaire de France, avec par exemple 2 800 heures
d’exposition au soleil par an sur le site d’Odeillo. scientifiques et les pouvoirs publics ont choisi depuis
longtemps de tirer partie de cette énergie gratuite.
Deux fours solaires étalent aujourd’hui leurs immenses
miroirs paraboliques couleur argent sur le territoire. plus ancien, à Mont-Louis, est utilisé pour l’animation
touristique dans la fabrication d’artisanat d’art et travaille
sur la mise en place d’énergies renouvelables
dans le tiers-monde. L’autre, le plus connu, celui
d’Odeillo, a été construit en 1969. Ce four solaire Font-Romeu a aujourd’hui un rayonnement international
et travaille, avec une cinquantaine de scientifiques,
sur des sujets très pointus. « Nous avons divers axes
de recherche. Par exemple, nos études portent l’élaboration de nouveaux matériaux pour les fusées,
sondes, satellites soumis à de très hautes températures
lors de leurs missions spatiales », explique Gilles
Flamant, directeur de recherches au CNRS à Odeillo.
« Nous travaillons aussi sur l’élaboration de matériaux
par voie solaire, comme les nanotubes de carbone laissent envisager des applications industrielles dans
divers domaines d’activité (matériaux composites,
électronique, biologie…).. Un nouveau champ recherches démarre aussi autour de l’élaboration combustibles solaires ». Signalons également l’installation
sur le territoire de la centrale solaire Thémis, Targasonne, ouvrage qui se visite comme les deux
fours solaires décrits précédemment. Cette omnipré-sence
du soleil et l’habitat dispersé de ces zones montagne sont aussi des atouts pour développer
l’énergie solaire. Des opérations originales ont vu jour sur ce thème, à l’image de l’électrification par panneaux
solaires de refuges pastoraux. « Avec Associations foncières pastorales, les groupements
pastoraux, et plus particulièrement celui des Pasquiers
royaux à Saillagouse, nous avons aménagé un refuge
de berger au-dessus du lac des Bouillouses.
Désormais, il dispose d’un bon confort avec des panneaux
solaires assurant l’eau chaude, un poêle à à bouilleur, des WC à compostage… », explique Yves
Jautard, architecte qui a conçu ce bâtiment autonome
énergétiquement. Citons aussi l’exemple de gîtes montagne, à Planes, sur le territoire du futur Parc,
chauffés par un plancher solaire direct, et électrifiés
par voie photovoltaïque.
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