DOSSIER

La protection contre les incendies

UNE POLITIQUE RÉGIONALE VOLONTARISTE POUR LA FORET ET LA FILIERE BOIS


Coupures vertes à Banyuls (66)
(photo Claude Corbier)
Depuis 1986, le Languedoc-Roussillon mène une politique volontariste pour un développement durable des zones rurales dans le respect de l'environnement. La forêt et la filière bois, qui relèvent des trois grands domaines de compétence de la Région (Aménagement du territoire, Développement économique et Formations initiale et continue), contribuent directement à maintenir et créer des emplois en zones rurales et à assurer les autres grandes fonctions de protection et d'accueil.

C'est pourquoi la Région apporte son soutien, financier et institutionnel à l'ensemble de cette filière, en intervenant à travers divers points clés. Elle a notamment permis de mobiliser au mieux les crédits de l'Etat et de la Communauté Européenne pour un développement de cette filière, dans le souci d'une gestion durable et en l’adaptant aux spécificités des forêts méditerranéennes. Depuis la fin des années 1980, les engagements de la Région en faveur de ce secteur se sont ainsi portés :
- sur des aides aux investissements en forêt pour améliorer la qualité et la disponibilité de la ressource,
- sur des aides pour la protection des massifs forestiers, en particulier pour implanter des coupures vertes,
- sur des aides aux entreprises de récolte et de transformations de bois pour les investissements productifs,
- sur les aides au développement des marchés dans le cadre de programme de promotion des diverses utilisations du bois (construction, énergie), ou l'exportation.

La politique d'intervention de la Région dans ce secteur est conduite dans le cadre d’une concertation constante avec l’ensemble des acteurs, réunis au sein d'ARFOBOIS Languedoc-Roussillon, association interprofessionnelle de la filière dont la Région a suscité la création en 1998. Par ailleurs, la forêt est présente dans les préoccupations environnementales de la Région, comme par exemple les chartes des projets de Parcs naturels régionaux, les aménagements d'accueil du public en forêt, ou les programmes d'éducation à l'environnement.



APRES LA TEMPÊTE EN MARGERIDE

Les 26 et 28 décembre 1999, des vents s’époumonant à près de 180 km/heure déracinaient des milliers d’arbres en France.

(photo Claude Corbier)
En Languedoc-Roussillon, la Lozère n’était pas épargnée, avec certaines zones touchées autour du Causse de Sauveterre et de Mende, mais surtout en Margeride. Dans cette région, la tempête mit par terre 700 000 m3 de bois (250 000 en forêt publique et 450 000 en forêt privée), les essences les plus touchées étant le Pin sylvestre et le Pin noir. Depuis, via un programme national et régional de reconstitution, ces zones forestières sont petit à petit restaurées. « Les bois sinistrés ont été dégagés et ont pu être commercialisés, explique Jean-Pierre Lafont, directeur de la coopérative lozérienne et gardoise « La Forêt privée ».
Aujourd’hui, nous nettoyons les terrains, qui sont de véritables champs de bataille. Pour cela, nous rangeons les rémanents (buissons, souches, branchages…) en cordons avec des pelles mécaniques.
Vient ensuite le temps de la plantation. Les propriétaires ont bien souvent choisi des essences nouvelles comme le douglas ou le mélèze d’Europe.
Elles ont l’avantage de posséder un bois de grande qualité et de résister à certains insectes qui ravagent les forêts ». Enfin, certains propriétaires forestiers choisissent la voie de la régénération naturelle, avec des arbres semenciers encore debout qui vont permettre la restauration de la forêt.

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