ENTRETIEN AVEC … Gilles Perraudin



(photo Serge Demailly)

Architecte de renommée internationale, Gilles Perraudin évoque pour La Lettre de l’Environnement en Languedoc-Roussillon divers sujets qui lui tiennent à cœur, tels l’enseignement de l’architecture, la pierre comme matériau de construction ou le retard français dans l’utilisation du solaire photovoltaïque.
Ce précurseur de « l’architecture écologique » s’interroge aussi sur la prise en compte de la Haute Qualité Environnementale dans le secteur du bâtiment.
Ce vigneron passionné, qui possède une exploitation dans le Gard, aborde l’intérêt de la préservation des paysages viticoles en Languedoc-Roussillon.
Il est membre du conseil d’administration de l’AME.

1 - Gilles Perraudin, pouvez-vous en quelques mots nous dresser votre parcours professionnel ?

2 – Aujourd’hui, les filières de formation supérieures menant au métier d’architecte intègrent-elles suffisamment les notions de Haute Qualité Environnementale (HQE) ?

3 – En France, vous êtes un des porte-drapeaux de la pierre dans la construction. Quel intérêt présente ce matériau ?

4 – Aujourd’hui, que faudrait-il faire pour faciliter et augmenter l’emploi de la pierre dans les bâtiments ?

5 – Vous avez construit en Allemagne un bâtiment qui comporte la plus grande centrale solaire photovoltaïque au monde.
Pouvez-vous nous parler de cette expérience ? La France est-elle à la traîne aujourd’hui dans ce domaine ?

6 - Quelles mesures fortes devrait-on appliquer pour rendre plus systématique la mise en place de la Haute Qualité Environnementale dans les bâtiments publics ou logements privés ?

7 – Passionné de vin, vous avez acheté et réaménagé un domaine viticole réputé dans le Gard.
Votre chai est bâti selon les canons de la Haute Qualité Environnementale. Pouvezvous nous parler de cette aventure ?

8 – Les paysages viticoles en Languedoc- Roussillon sont-ils un atout pour notre région ? Que faut-il faire pour préserver et améliorer ce patrimoine bâti et naturel ?