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GROS PLAN SUR...
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SOLAIRE THERMIQUE :
LE CIEL LANGUEDOCIEN ET ROUSSILLONNAIS FINIRAIT-IL PAR S’ÉCLAIRCIR ?
La campagne "Ayez le réflexe solaire" franchit une nouvelle étape, accompagnée par les installateurs qui s’engagent,
mais aussi les particuliers, les maîtres d’ouvrage publics et privés qui investissent un peu plus dans cette énergie renouvelable.
Dans une région qui bénéficie de plus de 300
jours sans nuages par an, transformer l’énergie
reçue du soleil en chaleur est un concept
plus que séduisant. « Pour l’eau chaude et le
chauffage, l’énergie solaire est en effet une
solution naturelle qui préserve totalement
l’environnement, en évitant le rejet de tout
polluant dans l’atmosphère (gaz carbonique,
oxyde d’azote...). Outre cet avantage écologique,
le matériel utilisé bénéficie aujourd’hui
d’une technologie performante. Ainsi, un
chauffe-eau solaire permet de couvrir jusqu’à
70% des besoins annuels d’énergie nécessaire
à la production d’eau chaude sanitaire
d’une famille », explique Céline Vachey, ingénieur
énergies renouvelables à l’ADEME.
Pourtant, malgré ces différents attraits, l’énergie
solaire a eu bien des difficultés à s’imposer
en France. En effet, au début de cette
aventure technologique initiée dans les
années 70, le matériel utilisé était peu fiable,
les installations souvent mal dimensionnées
et les techniciens pas assez qualifiés.
Ayez le réflexe solaire

Panneau de chantier.
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Pour y remédier, divers partenaires, dont l’AME
et la Région Languedoc-Roussillon lançaient
dès mars 1996 une grande campagne pour
favoriser le développement du chauffe-eau
solaire individuel. Intitulée « Ayez le réflexe solaire
en Languedoc-Roussillon », elle s’articulait
autour d’une communication vers le grand
public, la création d’un réseau régional d’installateurs
intitulé Qualisol et l’attribution d’une aide
financière à l’installation.
De son côté, l’ADEME
lançait en 1999 le « Plan Soleil », avec pour
objectif de multiplier l’installation de capteurs
solaires sur les toits français et languedociens.
Même s’il reste encore beaucoup d’efforts à
faire, les résultats commencent à devenir significatifs.
Il y a une progression régulière du nombre
de chauffe-eau solaires (CESI) installés en
Languedoc-Roussillon. En 1999, 33 CESI
étaient posés en logement individuel et actuellement
c'est un chauffe eau solaire qui est installé
quotidiennement. L’équipement solaire dans
l’habitat collectif n’a pas non plus été négligé.
Depuis le lancement du Plan Soleil, 2 050 m2 de
capteurs ont été installés en collectif (dont
850 m2 en 2002). Aujourd’hui, cette énergie
renouvelable prend encore un nouvel essor.
Au
départ, les programmes d’aides étaient axés sur
le développement des chauffe-eau solaires individuels,
ils se sont étendus maintenant aux systèmes
solaires combinés (eau chaude sanitaire
solaire et base de chauffage solaire). L’élargissement
de ces opérations est notamment rendue
possible grâce aux engagements et à la qualification
des professionnels. « En individuel, les
installateurs doivent être signataires de la charte
Qualisol. Nous nous engageons à délivrer des
conseils techniques pertinents, à évaluer les
besoins et les bons dimensionnements des
clients, à préciser les aides délivrées…, explique
Jean-Claude Barrere, gérant de la société Sanit-
Service à Magalas. Nous recevons un agrément
pour deux ans, au terme desquels les demandes
de renouvellement sont étudiées et les installations
réalisées auditées par un organisme indépendant.
Ces garanties rassurent les clients et
nous sentons un net frémissement dans les
demandes d’installations ». En collectif, les
professionnels ont développé la Garantie de
Résultats Solaires (GRS). C’est un contrat de
5 ans qui engage les différentes entreprises
ayant participé à la réalisation d’une installation
(bureau d'étude, fabricant, installateur, exploitant).
Des mesures sont effectuées pour vérifier
que celle-ci fournisse au moins 90 % de l'énergie
prévue par le dimensionnement. Si on est en
dessous, les entreprises doivent remettre l'installation
à niveau à leurs frais ou dédommager
financièrement le client. D’autres initiatives
confortent un peu plus l’implantation de cette
énergie renouvelable sur le sol de notre région.
« L'ADEME et l'AME ont organisé en septembre
2002 une formation technique à l'attention des
bureaux d'études solaires (dimensionnement
des installations, nouvelles technologies…) qui a
été fructueuse. De même, les matériels mis sur
le marché sont aujourd’hui examinés par un
comité national d'experts et relèvent de la certification
du Centre Scientifique et Technique
du Bâtiment. Il y a aussi régulièrement des
opérations de sensibilisation auprès des prescripteurs
et des maîtres d'ouvrage », confie
Jean Marc Donnat, chargé de mission à l'AME.
Enfin, n’oublions pas de rappeler les aides
financières conséquentes délivrées conjointement
par la Région Languedoc-Roussillon et
l’ADEME. Pour une installation individuelle, un
capteur de 4 m2 est financé jusqu’à 1380
euros. Pour du collectif, les taux varient en
fonction du dimensionnement de l’installation :
470 euros/m2 pour une surface de plus de
30 m2 (avec garantie de résultats solaires) et
400 euros/m2 pour moins de 30 m2 installés
(sans garantie de résultats solaires).
Tourisme et intégration
architecturale
Aujourd'hui, l'AME poursuit avec ses partenaires
les actions de sensibilisation du grand public, et
oriente par ailleurs son travail vers les professionnels
du solaire, dont les demandes sont
d'ordre plus technique.
Ainsi, à partir du printemps
2003, une étude sera conduite sur l'intégration
architecturale des capteurs solaires
(aspects esthétiques), mais aussi les contraintes
liées à leur installation en toiture (questions
légales, assurances, relations avec les architectes
des bâtiments de France...). Le secteur du
tourisme reste quant à lui un client privilégié du
solaire thermique : on constate en effet que dans
notre région, 60% des demandes de réalisations
d'installations solaires collectives proviennent du
tourisme. Et cela se comprend : le solaire
thermique permet un gain d’image et un
investissement rentable pour les propriétaires
de camping, hôteliers… qui souhaitent satisfaire
une clientèle de plus en plus exigeante
sur le respect de l’environnement. Pour tous
ces hébergeurs, l’adéquation quasi parfaite
entre la courbe de fréquentation touristique
dans notre région et l’irradiation solaire est
aussi un argument qui pèse.
Enfin, toujours
pour 2003, le réseau des installateurs
Qualisol sera accompagné par la Région,
l’AME et l'ADEME par des actions de formations
et des rencontres.
Ainsi, le 17 avril prochain,
la journée annuelle du réseau régional
des installateurs Qualisol ouvrira ses portes
au Mas de Saporta, à Montpellier, et permettra
d'évoquer l'ensemble de ces questions.
Contact :
Nathalie Trousselet (AME)
04 67 22 90 26