La lutte contre les espèces envahissantes est d’autant plus efficace qu’elle intervient en début d’invasion.
Tant qu’une prolifération est limitée, il est possible d’envisager une éradication. Par éradication, on entend l’élimination totale de l’espèce sur un territoire donné.
Si une invasion a pris trop d’ampleur, l’éradication ne sera plus possible. Seul le contrôle de l’espèce pourra être envisagé.
Il existe différents moyens de contrôler les plantes envahissantes. Le choix de la ou des méthodes à employer est à déterminer lors d’un diagnostic prenant en considération l’historique de l’invasion, les flux de population, les conditions écologiques, l’intérêt patrimonial, les usages de la zone envahie et les objectifs de gestion.
Ce type de contrôle concerne les espèces terrestres et aquatiques. Il repose sur l’arrachage, le fauchage, le moissonnage, le débroussaillage ou les coupes de ligneux. Les coûts de cette méthode sont souvent très élevés mais leur efficacité est totale (élimination de l’espèce) à condition que l’opération touche de faibles populations à un stade précoce d’invasion. Si l’invasion est trop importante, l’objectif se restreint à la limitation temporaire des nuisances provoquées par les proliférations.
Le contrôle chimique
L’usage d’herbicides pour les espèces terrestres et aquatiques a, comme pour le contrôle mécanique, des résultats partiels et temporaires. Cette technique est plutôt à utiliser combinée à d’autres méthodes. De plus, les impacts sur la biodiversité et l’environnement (résidus dans le sol et l’eau) ne sont pas négligeables.
Le contrôle biologique
Il consiste à introduire des consommateurs (insectes, gastéropodes,…) ou des parasites (champignons, bactéries,…) qui s’attaqueront à la plante envahissante. Cette technique a fait ses preuves en Amérique où elle est considérée comme la plus efficace. Elle reste peu utilisée en France.
Le contrôle écologique
Les perturbations naturelles ou humaines des écosystèmes favorisent le développement d’un grand nombre d’espèces envahissantes. L’arrêt de ces perturbations ou la restauration des milieux peuvent être des méthodes pertinentes. Par exemple, l’assèchement temporaire des plans d’eau où se développe la Jussie ou l’interdiction de l’écobuage pour le Séneçon du Cap se sont révélés efficaces…