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| Marjorie Salaün, Chargée de Mission | ||||
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Les déchets des professionnels
Déchets des Peintres en Bâtiment En complément des actions menées par les professionnels du bâtiment dans chaque département (mise en place de schémas de gestion des déchets inertes et banals du B.T.P), le niveau régional est jugé pertinent par les syndicats artisanaux du bâtiment, les Chambres de Métiers et les partenaires de l’AME sur les déchets des professionnels (ADEME, Agence de l’Eau R-M-C, Direction Régionale de l’Equipement) pour amorcer une réflexion spécifique en direction des métiers de la peinture. Un état des lieux sur 6 mois a permis d’identifier les points suivants : les 1 800 professionnels de la peinture en bâtiment génèrent près de 1000 t/an de déchets toxiques (essentiellement des résidus de peinture et emballages souillés), les pratiques sont multiples, les filières de collecte et de traitement des produits usagés existent en région mais sont sous-utilisées, les professionnels de la peinture manquent d’information quant aux solutions alternatives aux peintures classiques. Les objectifs visés sont de favoriser :
- la bonne élimination des déchets toxiques issus de l’activité de peinture en bâtiment : une organisation spécifique et innovante de reprise des pots usagés qui s’appuie sur les fournisseurs de la région été proposé. 25 sur les 63 de la région ont confirmé leur accord. L’étape suivante est le lancement d’un appel d’offres par le secteur des métiers avec l’appui technique de l’AME auprès des collecteurs conventionnés par l‘Agence de l’Eau qui interviendront chez ces fournisseurs. - l’utilisation de solutions alternatives à certaines peintures actuelles par les artisans. Déchets des activités de transformation du bois 37 % du gisement de déchets industriels banaux estimé en Languedoc-Roussillon est constitué de bois, soit 160 000 tonnes au total, dont 140 000 tonnes issues des 1re et 2e transformation. Les objectifs de l’étude menée sur ce secteur conjointement avec la CRM et la CRCI dans le cadre de la convention interconsulaire sont : apprécier l’importance du gisement, évaluer dans quelle mesure la valorisation matière et énergétique peut résorber une partie du problème des ressortissants de la première et de la deuxième transformation. Une articulation fine a été effectuée avec le Plan régional Bois-Energie initié par la Région Languedoc-Roussillon en partenariat avec l’ADEME, l’Etat et les collectivités qui le souhaitent, et animé par l’AME en Lozère et Cévennes gardoises. Pour ce faire, l’étude comporte :
- un inventaire le plus exhaustif possible des filières existantes en région, et notamment les filières courtes, et des pratiques réglementaires ou non (exutoires actuels et futurs des collecteurs et transformateurs, enquête sur les offres de reprise éventuelles des vendeurs de palettes régionaux, - un inventaire des utilisations internes : valorisation ou élimination, problèmes techniques de maintenance, - un volet réglementaire spécifique. L’ensemble des résultats obtenus rend possible l’élaboration d’une campagne d’information et de sensibilisation de l’ensemble des professionnels de la Région.
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