EVALUATION DES MISSIONS DE SERVICE PUBLIC de l’Agence Méditerranéenne de l’Environnement
3 - LES QUESTIONS DE L’ÉVALUATION
La fin de la structure AME
Nous le disions dans la première partie, une évaluation sert à prendre une décision, et la
méthode que nous avons choisie est particulièrement adaptée à la prise de décision dans un
contexte complexe. Alors que la disparition de l’AME est annoncée et décidée, ce travail
pourrait paraître vain. Or, beaucoup de nos interlocuteurs nous ont dit leurs regrets de ne
plus travailler avec l’AME et certains nous ont confié leur vision d’une évolution possible de
l’Agence. Nous avons ainsi relevé les pistes d’évolution ou de transformation suivantes :
une agence du paysage qui garderait l’expérience et les compétences acquises en la matière,
une agence technique qui accompagnerait l’ingénierie des projets financés par la Région,
notamment par l’animation d’un centre de ressources destiné aux partenaires qui risquent
d’abandonner ou de ne pas mettre en chantier des actions exigeant trop de disponibilité
pour eux seuls,
une agence technique qui accompagnerait les PNR actuels ou futurs et animerait le réseau
des espaces naturels protégés,
une agence régionale de prévention des risques qui prolongerait le programme RINAMED
en créant un institut de formation et publierait des supports destinés à la formation et à
l’enseignement,
une agence technique chargée du pilotage de l’agenda 21 régional.
Enfin, deux problèmes importants ont été soulevés :
si on garde l’AME en l’état, les statuts et la représentation au sein du conseil
d’administration seront-ils conformes aux nouvelles orientations du Conseil Régional ?
si on transfère les missions et les personnels à la collectivité territoriale, tous les salariés
voudront-ils intégrer la fonction publique et éventuellement ajuster leur salaire sur les
grilles indiciaires ?
Notre intervention s’arrête ici. Nous sommes plutôt accoutumés à la prolonger en
accompagnant les décisions qu’elle suppose. C’est exceptionnel pour le GAP de marquer par
son travail le terme d’une aventure, nous préférons les ouvertures aux fermetures. Nous
espérons modestement influer sur la sauvegarde d’un travail dont nous pensons avoir montré
l’importance pour une région, pour l’environnement et pour l’action publique.