Le vent, les moulins et le patrimoine eolien Manuel pratique
Le gros œuvre
Dessin du moulin de Druilhou (Armengaud)
“Un moulin qui se différenciait de tous les autres…”
Il se fait avec les matériaux trouvés sur place ; c'est plus
économique ! Au prix des transports de matériaux
pondéreux avant le développement des routes et des
camions au XXE siècle, il n’y avait d’ailleurs guère le
choix.
Pas de problème pour monter la tour en beaux moellons
réguliers mais quand il s’agit de galets, tout arrondis, la
tache est moins aisée.
En Roussillon, le maçon montait plusieurs rangs de
galets avec un mortier de chaux grasse qui durcissait très
lentement; cela empêchait de trop en mettre (50 cm);
puis alors il montait une assise de briques qui ceinturait
et renforçait le mur circulaire ; elle séchait plus vite et
répartissait la charge; ensuite, il reprenait la maçonnerie
de galets, le mortier ayant suffisamment pris pour en
supporter le poids sans se déformer…
ANECDOTES :
“Vers 1760, à Airoux (Aude),
le meunier Pontnau décida de
construire son propre moulin
à vent: il tailla des pierres et
les conduisit à l'aide de son
mulet au lieu-dit “les
Clauzous”, sur sa propriété.
Cela fit beaucoup jaser car à
cette époque, les moulins
appartenaient pour la plupart
à des seigneurs
ou à des nobles…”
D’après Huguette Aubry,
Amis des Moulins
en Lauragais