Le vent, les planeurs et le patrimoine éolien Manuel pratique
UN PEU DE DE TECHNIQUE
Les techniques d’envol
Nous avons vu précédemment que le vol ne peut avoir
lieu sans un déplacement dans le plan et la masse d’air,
c’est la raison pour laquelle il faut mettre en place un
dispositif d’envol afin de générer le vent relatif initial.
Ces dispositifs sont globalement de 2 types : le
remorquage et le treuillage. Des essais d’envol à
l’élastique ont encore lieu à titre expérimental dans les
Alpes Suisses, mais ce procédé reste marginal.
Le remorquage
Le remorquage consiste à faire décoller le planeur en le
remorquant avec un avion, au moyen d’une corde. Cette
corde d’une longueur de 50 m sera larguée par le planeur,
en l’air, lorsque celui-ci estimera
que sa position est correcte et
suffisante dans la masse d’air,
souvent dès une altitude de 600 m
dans une ascendance. Le pilote
du planeur reste maître de
l’opération, et c’est lui qui se
décroche de manière volontaire
du remorqueur, et non l’inverse.
Le dispositif d’accrochage de la
corde est sécurisé autant sur
l’avion que sur le planeur
remorqué.
Décollage remoqué.
Remorqueur à moteur
Le treuillage
Décollage au treuil.
Le treuillage est, lui, un dispositif plus économique mais
plus technique, il consiste à dérouler un câble tout le long
de la piste d’envol, câble au bout duquel on fixera le
planeur, un treuil placé en extrémité de la piste
commencera à enrouler le filin, la vitesse générée,
accompagnée d’un bon angle d’incidence donné au
planeur permettra l’envol de celui-ci, le câble se
détachant de façon automatique dès que l’aéronef a
atteint la verticale. Il est ensuite descendu par un petit
parachute, le largage intervient plus bas (400 m) mais ce
procédé ne peut être mis en œuvre n’importe où
(longueur minimum de piste, aérologie de la plate-forme,
réglementation).