Le vent, les planeurs et le patrimoine éolien Manuel pratique
UNE JOURNÉE
FUMANTE
pour Martin, commandant de bord en herbe.
Un triangle de 300 km en Languedoc
Les préparatifs de départ
Montage du planeur.
8 heures du matin, Martin arrive à l’aérodrome encore
humide de rosée, où déjà quelques personnes s’agitent à
l’intérieur du hangar ouvert en grand.
Martin gare son vélo, prend sa sacoche et une bouteille
d’eau, et se dirige vers le hangar où les copains
l’apostrophe :
- “dépêche toi, il faut sortir les machines ça va être
fumant! Tu as préparé ton circuit ? tu as vu la météo hier
soir à la télé?”
Martin répond :
- “oui, mais on verra au briefing de 10 heures, allez les
gars il faut mettre en piste !”.
Allons-y, attention à droite, tout droit, voilà déjà un
planeur qui sort du hangar tel un oiseau dépliant ses ailes
sortant du nid.
Les planeurs ont de grandes envergures de 15 m pour les
monoplaces à 25 m pour les biplaces.
Le soleil par cette journée d’été, est déjà haut et
commence à chauffer, les planeurs brillent, fabriqués en
plastique avec des surfaces parfaitement lisses pour avoir
le minimum de traînée.
Aérodrome d’Argeliers.
Nous sommes sur un terrain du midi, entre les Pyrénées
et les Cévennes particulièrement favorable au vol à voile.
Pour faire des circuits, chaque vélivole suivant son
expérience prépare son trajet et choisit les points de
virage d’un triangle pour réaliser un parcours de 300 km
à 500 km sur la campagne.
Les planeurs sont emmenés en bout de piste car le
décollage doit se faire vent de face, les pilotes bichonnent
leur machine, un dernier coup de peau de chamois, la
préparation de la cabine, et la visite pré-vol.
Martin recouvre la verrière d’une housse pour la protéger
du soleil et de la poussière et va au briefing météo, il est
10 heures, il faut faire vite car ça va bientôt “déclencher”.