Ennemis naturels
Les jussies ont peu de prédateurs naturels connus en France.
Des observations récentes ont
montré une adaptation du régime alimentaire de deux genres de coléoptères phytophages* :
- le genre Galerucella se nourrit habituellement de feuilles de nénuphars et potamots. Dans
le Lot-et-Garonne, des larves, nymphes et adultes de deux espèces, G. nymphaeae (Linné)
et G. aquatica (Foucroy) ont été trouvées 15 sur les feuilles des deux espèces de jussie ;
- le second, du genre Altica, a été déterminé en 2001 par C. Pérez sur le site de Sollac.
Des observations ponctuelles effectuées sur la Vienne 26 ont montré un cas de prédation par
l'écrevisse américaine (Orconectes limosus) et un autre par le ragondin ; il pourrait toutefois
s'agir de cas isolés.
En effet, les jussies contiennent des saponines et des cristaux d'oxalate de calcium qui les
préservent généralement de la consommation par les herbivores sauvages ou domestiques.
Toutefois, une faible consommation par des chevaux camarguais a été constatée sur la
réserve du Bagnas lorsque la jussie est jeune, ou par des bovins rustiques sur la réserve de
Bruges (33) lorsque la disponibilité fourragère régresse en été 38 .
Ce comportement
alimentaire pourrait être lié à une faible teneur en saponine des jussies (Grillas P., comm. pers.), soit en relation
avec son cycle biologique et la saison, soit du fait d'une perte de vigueur physiologique par
stress hydrique.