Quelques silhouettes d’éoliennes dans le paysage régional :
1 - pylône sur bassin (ou puits)
2 à 5 - bâti mixte pylône et tour
6 à 10 - pylône de plain-pied
Site :
Les éoliennes multipales sont des silhouettes
familières dans le paysage.
Lorsque l'on en
observe une, la première question que l'on doit
se poser, c'est : “Où est l'eau ?”.
Généralement, les éoliennes de pompage
sont installées au plus près de la ressource en eau,
à proximité des puits, sources, ruisseaux, rivières,
canaux. Pour cette raison, à la différence
des moulins à vent traditionnels
et des aérogénérateurs, les éoliennes multipales
se trouvent plutôt sur les points bas, les plaines,
les fonds des vallées, les bords des collines.
La pompe est soit au niveau du sol, soit en
profondeur, au niveau de l'eau. Beaucoup
de pompes anciennes étaient proches du sol,
car il fallait les surveiller de près.
La deuxième question est: “Où va l'eau ?”.
L'éolienne actionne donc une pompe qui élève
l'eau dans une réserve. Dans un système simple,
il n'y a qu'un réservoir au pied du pylône. Dans
une installation plus importante, la pompe aspire
et refoule dans un réservoir situé à distance. On
dit qu'il s'agit d'une pompe “aspirante et
foulante”. Si le réservoir est nettement plus haut
ou plus loin que l'éolienne, il y a un clapet
anti-retour. A partir du réservoir, l'eau
est distribuée par gravité en fonction des besoins.
Les éoliennes se trouvent donc souvent
à proximité des maisons, des domaines,
des fermes, des villages, alimentant abreuvoirs,
robinets, fontaines, lavoirs, etc.
Bâti :
Les principaux systèmes de pompage
Pompe centrifuge
Dans le cas des pompes à piston, il y a un ou plusieurs corps.
Il faut observer ensuite la construction
du bâti, de la partie fixe de l'éolienne.
C'est d'ailleurs souvent tout ce qui reste
d'une installation ancienne. On distingue deux
éléments, d'une part la maçonnerie, les fondations,
ce qui couvre le puits, abrite la pompe, etc, d'autre
part le pylône, c'est-à-dire la charpente qui porte
la partie mobile de l'éolienne.
Il y a de nombreux cas de figures, suivant
les formes et les matériaux.
Dans certaines constructions, notamment
des installations anciennes, la maçonnerie abritant
la pompe et portant la charpente est imposante :
on l'appellait la “tour du moteur à vent”. Parfois,
l'éolienne est placée exactement sur le réservoir
et la tige de pompe passe à travers.
Pour la charpente, on observe comment
elle est construite, le nombre de montants,
s'il y a des diagonales, des pièces d'assemblage
en forme de X (croix de St-André) ou de triangle
(goussets). La construction de la plate-forme
de sécurité, s'il y en a une, est également
intéressante : en bois, en fer, circulaire, carrée, etc,
avec parfois des consoles (les supports)
ou des rambardes “artistiques”.