Une éolienne “américaine”,
à gouvernail en bois
dans le Razès
(Aude).
Les matériaux utilisés pour la construction
des parties mobiles des éoliennes multipales
ont évolué. Les premières éoliennes étaient assez
proches des moulins à vent traditionnels.
On utilisait de la maçonnerie, du bois et
un peu de métal pour les mécanismes,
parfois même de la toile, comme pour l'éolienne
Dellon inventée dans l'Hérault vers 1870.
On a ensuite surtout employé le bois, notamment
pour la structure de la roue, les pales
et le gouvernail. On peut encore en observer
sur certaines installations anciennes
qui ont résisté au temps.
Mais le bois a progressivement été remplacé
par des métaux, fer, fonte, bronze, acier,
des matériaux préférés par les constructeurs
et les utilisateurs. En fait, on construit
des éoliennes multipales “tout métal”
depuis la fin du XIXe siècle, avec des pièces
fabriquées en série et interchangeables.
Les éoliennes actuelles sont construites suivant
le même principe. On a seulement conservé
le bois pour la tige de pompe :
c'est une sorte de fusible qui en cassant
empêche qu'un problème à la roue
ou à la pompe ne s'aggrave.
Les revêtements ont eux aussi évolué.
Aujourd'hui, tout ou presque est gris et galvanisé,
mais les éoliennes multipales de l'ancien temps
avaient plus fière allure, avec l'emploi
de peintures choisies, par exemple le vert
ou les couleurs nationales.