Paysage,
pollens et santé

Les pollens et le risque allergique

Pollinoses : risques connus, risques nouveaux
Exemple : l'ambroisie

   La prise de conscience des problèmes liés à la surabondance de cyprès ne doit pas faire oublier la permanence des risques découlant des pollens de graminées et l'émergence de nouvelles difficultés dues à l'extension rapide de certaines plantes non originaires de nos contrées. Parmi ces dernières, l'ambroisie constitue un cas particulièrement préoccupant en raison de son fort pouvoir allergisant.

Venue d'Amérique du Nord, à l'issue de la seconde guerre mondiale, cette composée proche de l'armoise a envahi la région lyonnaise, où elle apparaît tous les étés et ne cesse d'étendre son aire géographique, notamment en direction du Sud par le couloir rhodanien.

L'ambroisie pousse principalement sur les terres en friche, le long des voies de communication, mais aussi sur les chantiers et les espaces publics des lotissements. Sa hauteur est comprise, à maturité, entre 60 cm et 2 m. Son pollen, émis principalement aux mois d'août et septembre, entraîne, chez les personnes prédisposées, des troubles allergiques pouvant être très sévères (asthme, urticaire, vertiges, malaises...). Dans notre région, jusqu'à présent peu concernée, il a été néanmoins remarqué ces dernières années une augmentation du nombre de malades.

Il conviendrait donc de savoir identifier l'ambroisie et de l'arracher systématiquement. Cet arrachage doit s'effectuer avant le mois de juillet, période durant laquelle la plante n'offre aucun danger d'allergie, sa floraison n'étant pas encore commencée. Ainsi, les risques d'allergie dus au pollen d'ambroisie pourront être limités ainsi que la prolifération de cette plante.


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